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Hier, une utopie de crise*

Du marais de Luze à un quartier d’habitation

Dès 1940, Jacques D’Welles, urbaniste de la Ville et de la Région de Bordeaux, est intéressé par la perspective de créer un nouveau quartier d’habitation au nord de Bordeaux. Il prévoit d’assainir une vaste zone marécageuse, à l’intérieur des boulevards et à seulement 800 m des Quinconces, sur laquelle existent quelques habitations très modestes, les Cressionnières, d’y prolonger des voies d’accès et de créer un vaste jardin public central.

Faire face à la pénurie de logements

Bordeaux, bien que peu touchée par les destructions, connaît dans l’après-guerre une grave crise du logement en raison notamment de la hausse de la natalité et de l’exode rural.

En 1946, est affichée la nécessité de construire au plus vite près de 10 000 logements !

La municipalité entreprend alors la réalisation de plusieurs ensembles dotés d’un confort inconnu par la grande majorité des locataires (chauffage central, salle de bains, WC intérieurs voire… ascenseur) : La Benauge, Carle Vernet, Claveau, Carreire… Mais ce n’est pas suffisant pour répondre à la demande.

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Une autre forme urbaine

Le projet du Grand Parc est alors repris, les premières acquisitions des 50 hectares de terrain commencent et les travaux de remblaiement sont lancés.

La ville confie en 1954 aux urbanistes Jean Royer et Claude Leloup l’étude d’une grande opération sur la zone. Leurs parti-pris architecturaux, urbains et paysagers inspirés de Le Corbusier vont s’éloigner de manière radicale des caractéristiques de la ville traditionnelle bordelaise.

Une logique industrielle

En 1959, c’est le début du chantier en logique industrielle. Des éléments de construction aux bâtiments, en passant par les plans des logements, tout est standardisé afin d’accélérer et accroître la production.

On utilise une méthode innovante à l’époque : le chemin de grue qui deviendra indissociable de la construction des grands ensembles des années 1960 et 1970. Cette technique consiste à installer une voie ferrée sur laquelle se déplace une grue qui élève les composants et les dispose de part et d’autre de son « chemin » permettant ainsi le montage rationnel de plusieurs immeubles rectilignes dans le même temps.

Le parc reste le cœur de l’opération, mais il est conçu comme un vaste espace libre à partir duquel logements et équipements sont développés. Pour libérer l’espace au sol, tout en garantissant des logements en nombre, le bâti va prendre de la hauteur : jusqu’à 22 niveaux.

En 1961, les premiers habitants s’installent, principalement des rapatriés d’Algérie, des fonctionnaires mutés et des habitants de Mériadeck dont la restructuration est décidée. La construction des équipements et celle des logements s’achèvent à la fin des années 1970.

 

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Fabriquer de la ville

Ainsi, c’est un quartier au « complet » qui a vu le jour, sans équivalent parmi les cités de l’agglomération. L’offre de logements, diverse dans ses produits (accession à la propriété, logements HLM et immeubles à loyer normal), est accompagnée de tout ce qui est nécessaire comme services pour bien vivre sur place et rayonner au-delà du quartier.

Aquitanis, alors Office d’Habitations à Loyers Modérés de la Ville de Bordeaux, a construit au Grand Parc plus de 2 300 logements, soit plus d’un logement sur deux.

 

Le Grand Parc en chiffres

> 3 953 logements prévus pour 25 000 habitants

> une densité de 66 logements/hectare, équivalente aux quartiers résidentiels de Bordeaux

> un espace vert central de 10 hectares et 23 hectares d’espaces verts et de voies de circulation qui unifient la cité

> 200 arbres de différentes variétés et 2 500 arbustes à fleurs en bordure de pelouse

 

*Citation de Laure Perrot – docteur en histoire de l’art, Exposition rétrospective prospectives – le Grand Parc, arc en rêve  centre d’architecture Bordeaux – automne 2012

 

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